Campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2015-2016

L’hiver 2014-2015 a rappelé la gravité potentielle de la grippe : l’épidémie qu’a connue la France a durement touché les populations les plus fragiles, principalement les personnes âgées de plus de 65 ans. Ainsi, près de la moitié des hospitalisations pour grippe après passage aux urgences sont survenues chez les seniors.

Le virus de type A (H3N2) qui a principalement circulé l’hiver dernier, est connu pour être responsable de formes graves chez les sujets à risque. La moindre efficacité du vaccin grippal, due à la circulation d’une souche variante du virus A(H3N2) non couverte par le vaccin, ne saurait expliquer à elle seule l’augmentation des hospitalisations et des décès enregistrés l’hiver dernier.

L’hiver 2014-2015 a rappelé la gravité potentielle de la grippe : l’épidémie qu’a connue la France a durement touché les populations les plus fragiles, principalement les personnes âgées de plus de 65 ans. Ainsi, près de la moitié des hospitalisations pour grippe après passage aux urgences sont survenues chez les seniors.

Le virus de type A (H3N2) qui a principalement circulé l’hiver dernier, est connu pour être responsable de formes graves chez les sujets à risque. La moindre efficacité du vaccin grippal, due à la circulation d’une souche variante du virus A(H3N2) non couverte par le vaccin, ne saurait expliquer à elle seule l’augmentation des hospitalisations et des décès enregistrés l’hiver dernier.

L’efficacité de la stratégie vaccinale dépend à la fois de l’efficacité du vaccin, mais aussi de la couverture vaccinale. Or, celle-ci n’a cessé de baisser depuis 2009 ; l’hiver dernier a connu une nouvelle baisse de la couverture vaccinale : 46% des assurés à risque ont eu recours à la vaccination antigrippale, soit un recul de 2,8 points par rapport à 2013.

Cette couverture vaccinale insuffisante traduit un manque de confiance dans le vaccin grippal. Pourtant, même s’il ne constitue pas le rempart absolu contre la contamination par le virus de la grippe, le vaccin est le moyen le plus efficace pour réduire les risques de développer des formes graves de la grippe, pouvant entraîner une hospitalisation, voire le décès, chez les sujets fragiles.

La même situation risque de se reproduire cet hiver si la couverture vaccinale demeure faible. C’est pourquoi les pouvoirs publics se mobilisent afin de faire comprendre l’intérêt et l’importance de la vaccination antigrippale.

Le 15 octobre sera déployée une nouvelle campagne de communication par l’Assurance Maladie, avec un argumentaire renforcé autour d’un message élaboré en concertation avec la Direction Générale de la Santé, l’InVS [1] et l’Inpes [2] :

« Grippe : pour éviter l’hospitalisation, passez à la vaccination ».

Dans la perspective de toucher le plus grand nombre, cette campagne sera diffusée à la télévision, sur les chaînes du service public.

Les médecins généralistes sont en première ligne pour répondre aux questions des Français sur la vaccination contre la grippe. Désireux de convaincre leurs patients du bénéfice de cet acte de prévention, ils ont besoin de données médicales et scientifiques à la fois solides et récentes. Afin de les aider dans cette démarche, le dispositif d’information et d’accompagnement destiné aux médecins est cette année renforcé (information dans la presse médicale, mémos, flash infos sur l’évolution de l’épidémie de grippe 2015-2016, etc.).

Les autorités sanitaires américaines [3] ont, par ailleurs, annoncé mi-septembre, que le vaccin grippal 2015-2016 était actuellement proche sur le plan antigénique des souches grippales circulantes.

LES CHIFFRES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE DE GRIPPE 2014-2015

  • Près de 2,9 millions de consultations pour syndrome grippal
  • Plus de 3000 hospitalisations signalées par les services d’urgences
  • 1597 cas graves de grippe admis en réanimation
    • 84% avaient un facteur de risque
    • Plus de 50% n’étaient pas vaccinés
  • Excès de 18300 décès toutes causes, concernant à 90% les sujets âgés (65 ans et plus)
  • Le coût de l’épidémie de grippe 2014-2015 a été de 180 millions d’euros.

Consulter :

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[1Institut de veille sanitaire

[2Institut national de prévention et d’éducation pour la santé