Cérémonie d’hommage aux victimes civiles, handicapées ou malades, de la Seconde Guerre Mondiale - 10 décembre 2016

Le Président de la République a rendu pour la première fois hommage aux 45 000 personnes handicapées ou malades mentales qui sont mortes de dénutrition dans les établissements qui les accueillaient durant la seconde guerre mondiale, en présence de M. Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire et de Mme Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion.

Ce geste, qui trouve un écho particulier dans la date choisie du 10 décembre, journée internationale des droits de l’Homme, a été voulu par le Président de la République, sensible à la mobilisation collective d’ampleur qui s’est fait entendre pour que soit honorée la mémoire de ces victimes, par l’inauguration d’une stèle commémorative sur l’une des terrasses du Parvis du Trocadéro.

En octobre 2013, le Professeur Charles Gardou, anthropologue et Madame Maryvonne Lyazid, présidente de l’association Mouvement pour une société inclusive, avaient en effet lancé un comité de soutien pour la création d’un mémorial en hommage aux personnes handicapées mortes dans les hôpitaux psychiatriques français entre 1941 et 1945. En 15 mois, une pétition mise en ligne avait réuni près de 81 000 signataires.

En parallèle de cet appel, une mission a été confiée à Monsieur Jean-Pierre Azéma, historien et président du comité scientifique du 70ème anniversaire de la Libération, afin de dresser un bilan des connaissances sur ce drame. Les propositions du rapport de Monsieur Azéma, remis le 13 octobre 2015, pour ériger un monument à Paris, ont été discutées avec les partenaires de l’association Mouvement pour une société inclusive.

« Cette démarche vise à redonner toute leur place à ces personnes vulnérables, grandes oubliées de l’Histoire, qui ont été frappées de plein fouet par la cruauté de la guerre. Il était donc grand temps de rendre l’hommage qui leur est dû. Mais au-delà du symbole, c’est aussi une manière pour la République de rappeler, concrètement, grâce à cette stèle, que nous travaillons tous les jours pour refuser que les personnes handicapées ou malades soient mises au ban de la société », déclare Ségolène Neuville.

« Il me semblait important que la République reconnaisse les victimes civiles de la seconde Guerre Mondiale. Cet acte symbolique fait suite à d’autres hommages effectués par le Président de la République, notamment le 6 juin 2014. Il rappelle que soldats et civils ont payé un lourd tribut pendant la guerre. Ce geste est un signe fort et une reconnaissance à l’égard des personnes handicapées qu’il était important de réaliser » a déclaré Jean-Marc Todeschini.

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