Journée mondiale de l’AVC : prévenir, traiter tôt, informer

L’AVC (accident vasculaire cérébral) constitue la 2ème cause de décès chez l’adulte, la 1ère cause de handicap acquis et la 2ème cause de démence. A l’occasion de la journée mondiale dédiée, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et la Direction générale de la santé (DGS) confirment la détermination du Gouvernement à poursuivre les actions de lutte contre cette pathologie.

L’AVC, appelé aussi « attaque cérébrale », est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau, qui entraîne la mort des cellules cérébrales. Chaque année, près de 150 000 personnes sont hospitalisées pour maladie cérébro-vasculaire - soit une toutes les 4 minutes.

Les actions entreprises par le Gouvernement, dans le cadre, notamment, de la loi de modernisation de notre système de santé, ont permis d’améliorer la prévention et l’information de la population avant, pendant et après un AVC, depuis les signes d’alerte jusqu’à l’accompagnement du handicap.

Des actions pour réduire les facteurs de risque

Les antécédents d’hypertension artérielle, le tabagisme, l’obésité, la consommation d’alcool, etc. sont autant de facteurs de risque des AVC, qu’ils soient hémorragiques (rupture d’un vaisseau cérébral) ou ischémiques (obstruction d’un vaisseau cérébral). Les mesures mises en oeuvre depuis 2012, et notamment le plan national de réduction du tabagisme, participent directement à la réduction de ces risques. D’autres mesures, dont la prescription médicale de l’activité physique et l’étiquetage nutritionnel, seront prochainement mises en place.

La prévention, c’est aussi organiser les soins de premier recours sur les maladies chroniques et prendre en charge les personnes à risque élevé d’AVC. Sur ce point, les leviers d’intervention sont variés : adaptation des habitudes de vie (arrêt du tabac, réduction de la sédentarité, adoption d’une alimentation saine et limitation de la consommation de sel, réduction de la consommation d’alcool, réduction du surpoids, action sur les facteurs psychosociaux tels que la dépression et le stress…). Et si nécessaire, mise en place des traitements spécifiques de l’hypertension artérielle, de l’hypercholestérolémie, du diabète de type 2, de la fibrillation auriculaire.

Traiter précocement et prendre en charge dans des unités spécialisées

L’AVC est une urgence médicale voire vitale. Son traitement rapide – la désobstruction du passage sanguin – réduit considérablement le risque de séquelles. Dans ce domaine, les progrès thérapeutiques sont importants : le traitement de l’AVC ischémique par thrombolyse peut désormais être réalisé dans un délai maximum de 4h30 suivant l’AVC, à l’issue d’une expertise neuro-vasculaire. La technique, nouvelle, de thrombectomie est en cours
d’évaluation pour une intégration dans l’offre de soins.

En 2016, 5 nouvelles unités neuro-vasculaires (UNV) permettent d’atteindre 135 structures existantes sur tout le territoire. Celles-ci organisent la filière de prise en charge au plus près des patients, renforcent la coordination ville/hôpital, en phase aigüe puis en soins de suite et de réadaptation et s’appuient sur une complémentarité des ressources médicales, paramédicales et médico-sociales. Depuis leur création, les séjours en UNV se sont fortement accrus : 116 000 patients victimes d’AVC ont été pris en charge en 2015 contre 84 600 en 2010. Aujourd’hui, 2 tiers des victimes sont accueillis dans un établissement disposant d’une UNV. Ils n’étaient que la moitié en 2010.

Dorénavant, l’enjeu porte sur le « retour précoce à domicile accompagné », rendu possible depuis l’instauration en 2015 d’une consultation systématique d’évaluation de la perte d’autonomie dans l’année qui suit la survenue de l’AVC.

Ce que chacun doit savoir : « AVC, agir vite c’est important ».

L’AVC est une urgence dont le traitement doit débuter le plus tôt possible pour limiter les séquelles. Si vous observez :
- une déformation ou un engourdissement de la bouche
- une faiblesse ou un engourdissement d’un côté du corps
- une difficulté à parler

Appelez immédiatement le SAMU, téléphonez au 15 même si les signes disparaissent spontanément.

Pour en savoir plus, consulter notre dossier sur l’AVC

Contacts presse :
Direction générale de la santé | presse-dgs@sante.gouv.fr | 01 40 56 42 43
Direction générale de l’offre de soins | dgos-com@sante.gouv.fr | 01 40 56 73 96 / 47 43

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