Lutte contre l’illettrisme

A l’occasion des Journées Nationales d’Action contre l’Illettrisme, du 8 au 13 septembre, Laurence Rossignol, secrétaire d’État chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes Âgées et de l’Autonomie, rappelle son engagement dans la lutte contre l’illettrisme qui participe au soutien à la parentalité.

En effet, il est important de rappeler que la non maîtrise de la langue française par les parents rend difficile l’accompagnement de la scolarité des enfants, les contacts avec l’école, l’accès à des équipements éducatifs et culturels et donc l’exercice de la parentalité dans toutes ses dimensions.

C’est pour lutter contre ces situations difficiles que Laurence Rossignol a souhaité réunir, le 15 avril 2015, les acteurs du soutien à la parentalité, et porter un message fort visant à inscrire la lutte contre l’illettrisme comme un axe à part entière de la politique de soutien à la parentalité.

Cette action se traduit par la mobilisation des partenaires dans les territoires autour de la négociation des schémas des services aux familles. Ces schémas intègrent désormais un volet « lutte contre l’illettrisme », réactivant la convention qui liait la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) et l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI).

Ces grandes orientations permettent de renforcer les actions conduites par la branche famille de la sécurité sociale et rendent plus visible la lutte contre l’illettrisme.

A ce jour, des CAF se sont déjà fortement engagées dans la mise en œuvre d’actions éducatives familiales, qui répondent à un certain nombre de critères de qualité et qui visent à apporter une solution efficace à l’illettrisme en articulant les champs de l’éducation des enfants, de la formation des parents, de la culture, du social et de l’exercice de la citoyenneté.

Pour rappel, la branche famille de la sécurité sociale promeut et finance des actions de soutien à la parentalité, qui consistent à accompagner et outiller les familles dans leur fonction parentale. Il s’agit principalement de soutenir des dispositifs tels que les lieux d’accueil enfants-parents (Laep), les réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (Reaap), les espaces de rencontre, les contrats locaux d’accompagnement à la scolarité (Clas) ou la médiation familiale.

Priorité du Gouvernement et de la CNAF, le soutien à la parentalité s’est traduite par le rassemblement et l’augmentation des crédits de l’État et de la branche famille en 2013. Ces crédits s’élevaient à 51M€ en 2012 et devront atteindre plus de 100M€ en 2017.