Mission sur le drame que les personnes handicapées mentales ou malades psychiques ont connu dans les hôpitaux psychiatriques et les hospices français entre 1941 et 1945

En octobre 2013, le Professeur Charles Gardou, anthropologue, et Maryvonne Lyazid, Présidente de l’Association « Mouvement pour une société inclusive » lançaient un Comité de soutien pour la création d’un mémorial en hommage aux personnes handicapées mortes dans les hôpitaux psychiatriques français entre 1941 et 1945.

Jean-Marc TODESCHINI et Ségolène NEUVILLE ont confié à Jean-Pierre AZÉMA, historien et président du Comité scientifique de la mission du 70ème anniversaire de la Seconde guerre mondiale, une mission afin de dresser le dernier état de la connaissance sur le drame vécu par les personnes handicapées mentales ou malades psychiques dans les hôpitaux psychiatriques et les hospices français entre 1941 et 1945, et d’éclairer les pouvoirs publics sur les gestes mémoriels qui pourraient être posés pour honorer cette mémoire.

Jean-Pierre Azéma a remis son rapport le mardi 13 octobre.
Rappelant qu’en France, les pertes civiles furent plus élevées que les pertes militaires, et reconnaissant la surmortalité des personnes handicapées mentales ou malades psychiques, ainsi que des personnes les plus vulnérables, Jean-Pierre AZÉMA propose d’élever un monument à Paris sur le Parvis des droits de l’homme.
Il suggère que ce geste symbolique à portée générale soit complété par l’apposition d’une plaque à l’entrée des hôpitaux psychiatriques en service durant la guerre rappelant les drames qui s’y sont alors déroulés.

Ses propositions doivent maintenant être partagées et discutées avec les divers partenaires de l’association « Mouvement pour une société inclusive », afin de proposer au Président de la République les gestes qui permettront d’inscrire dans la mémoire nationale le souvenir de ces victimes trop longtemps oubliées.

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