Foire aux questions : la vaccination des mineurs

La vaccination des 12-17 ans

Toutes les personnes âgées de 5 ans et plus peuvent être vaccinées, à l’exception de celles présentant des contre-indications à la vaccination contre le Covid-19.

En lien avec l’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM) et la HAS, le ministère a établi une liste de contre-indications médicalement reconnues (reprise à l’annexe du décret n° 2022-1097 du 30 juillet 2022).

À la suite des avis du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) du 8 février 2022 et de l’avis Haute Autorité de santé (HAS) du 17 mars 2022, l’antécédent de syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique post-infection (PIMS) n’est plus considéré comme un motif de contre-indication à la primo-vaccination chez les enfants et les adolescents. La vaccination peut donc avoir lieu passé un délai de 3 mois suivant la survenue du PIMS, après récupération d’une fonction cardiaque normale et en l’absence de tout syndrome inflammatoire.

Infographie COVID-19 - dose de rappel
Infographie COVID-19 - dose de rappel

La vaccination permet la réduction des risques liés à la contamination et au développement de formes graves de la maladie, quel que soit l’âge de la personne vaccinée.

Si les jeunes développent plus rarement des formes graves de Covid-19, leur vaccination est nécessaire pour limiter les risques de transmission du virus et essentielle pour atteindre le plus rapidement possible l’immunité collective.

Grâce à la vaccination, les plus jeunes auront moins de risque de tomber malades et éviteront les risques de développer des formes graves de Covid-19 dites "Covid long". Et surtout, ils retrouveront une vie normale, sans écoles fermées, avec des sorties, du sport, de la culture et des interactions sociales.

Le vaccin Pfizer-BioNTech est recommandé pour les personnes de moins de 30 ans.

Les personnes de 12 à 17 ans inclus reçoivent deux injections de vaccins à ARNm, sauf les deux exceptions suivantes :
- Les personnes ayant déjà contracté le Covid-19 peuvent recevoir une unique dose de vaccin ;
- Les personnes ayant contracté le Covid-19 au moins 15 jours après avoir reçu leur première injection peuvent ne pas se voir administrer la seconde dose de vaccin.

Les personnes sévèrement immunodéprimées peuvent recevoir jusqu’à trois injections de vaccin – ou au moins deux injections de vaccin en cas d’infection antérieure au Covid-19.

Depuis le 24 janvier 2022, la dose de rappel est ouverte à tous les adolescents de 12 à 17 ans inclus.

Ce rappel doit intervenir dès 6 mois après la dernière injection ayant permis de compléter le schéma vaccinal initial de l’adolescent. Les rappels vaccinaux sont effectués uniquement avec des vaccins à ARNm (Pfizer-BioNTech ou Moderna). Ces deux vaccins peuvent être utilisés quel que soit le vaccin utilisé dans le cadre du premier schéma vaccinal, mais le vaccin Pfizer-BioNTech est recommandé pour les personnes de moins de 30 ans.

Vous pouvez être vacciné en centre de vaccination, chez votre médecin traitant (généraliste ou spécialiste), en pharmacie, en cabinet infirmier, en cabinet de sage-femme, ainsi qu’à domicile ou encore au sein des services hospitaliers où vous êtes suivi. Le cas échéant vous pouvez également être vacciné chez votre médecin du travail.
À compter du 8 octobre 2021, il sera possible de vous faire vacciner chez votre chirurgien-dentiste ou en laboratoire de biologie médicale.

Pour les mineurs relevant de l’aide sociale à l’enfance, hébergés dans des établissements comment les maisons d’enfants à caractère social ou les structures d’accueil pour enfants handicapés, des actions spécifiques, notamment la mise en place d’équipes mobiles, pourront être déployées afin de faciliter l’accès à la vaccination.

Les mineurs présentent la carte vitale d’un de leurs parents ou une attestation de droit mentionnant le n° de sécurité sociale d’un de leurs parents.

Par ailleurs, si vous disposez d’une preuve d’une infection antérieure (test RT-PCR ou une sérologie positive de plus de deux mois) au Covid-19, vous pourrez bénéficier d’un schéma vaccinal avec une seule dose. Vous pouvez présenter cette preuve d’infection lors de votre premier rendez-vous afin de faciliter le déroulement de la vaccination sur place.

Les mineurs, de 12 à 15 ans inclus, doivent présenter lors de la vaccination la carte Vitale d’un de leurs parents ou titulaires de l’autorité parentale ou une attestation de droit mentionnant le numéro de sécurité sociale d’un de leurs parents ou titulaires de l’autorité parentale. autorisation parentale signée par les deux parents.

La vaccination des enfants de 5 à 11 ans nécessite la présence d’au moins un parent accompagnateur ou d’une tierce personne autorisée par les parents à accompagner leur enfant. Quel que soit le cas, les accompagnateurs devront être munis d’un formulaire d’autorisation parentale, signé par les deux parents, sauf impossibilité pour l’un des deux parents de recueillir l’accord de l’autre parent. Ce formulaire devra être remis au personnel dans le lieu de vaccination.

L’impossibilité peut être avérée, lorsque l’autre parent, qui par exemple réside dans une autre ville, voire à l’étranger, ne donne pas suite, dans un délai raisonnable, à la demande du premier parent sollicitant son accord pour la vaccination anti-covid de leur enfant.

L’autorisation des deux parents est nécessaire à la vaccination de toutes les personnes mineures, sauf impossibilité pour l’un des deux parents de recueillir l’accord de l’autre parent. L’attestation parentale est disponible ici.

Par ailleurs, la vaccination ne pourra pas être pratiquée sans le consentement de la personne mineure – conformément à l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique.

Pour les mineurs relevant de l’aide sociale à l’enfance, hébergés dans des établissements comme les maisons d’enfants à caractère social ou les structures d’accueil pour enfants handicapés, des actions spécifiques, notamment la mise en place d’équipes mobiles, pourront être déployées afin de faciliter l’accès à la vaccination.

Conformément aux recommandations du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) du 8 juin 2021, les mineurs de 12 ans et plus devront recevoir, lors de l’entretien préparatoire à la vaccination, une information claire et adaptée à leur âge sur le Covid-19 et sur les vaccins. Le recueil de leur consentement ne nécessite pas de formulaire ou d’engagement écrit : il doit être recueilli à l’oral, pendant l’entretien préparatoire à la vaccination, par le professionnel de santé. La vaccination ne pourra pas être pratiquée sans le consentement de l’adolescent lui-même – conformément à l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique.

Il n’est pas possible pour un mineur de 12 à 15 ans inclus de se faire vacciner si aucun des deux parents n’est d’accord. Pour rappel, la vaccination ne pourra pas non plus être pratiquée sans le consentement de l’adolescent lui-même – conformément à l’avis rendu par le Comité Consultatif National d’Ethique.

Chaque injection entrainera la remise d’un certificat de vaccination.
Les certificats de vaccination des mineurs peuvent être stockés de manière électronique dans l’application TousAntiCovid de l’enfant ou de l’un des parents.

Les mineurs sont encouragés à prendre rendez-vous en-dehors du temps scolaire. Toutefois, une absence de cours pourra, dans certains cas, être tolérée.

L’accès à l’éducation est un droit fondamental des enfants et la vaccination contre le Covid-19 ne sera pas une condition pour se rendre à l’école.

La décision d’autoriser ou non un vaccin ne relève pas du Gouvernement mais appartient aux autorités scientifiques indépendantes qui sont en charge de l’évaluation des produits de santé. C’est l’Agence européenne des médicaments (EMA) qui évalue les vaccins contre le Covid-19 au terme d’une procédure rigoureuse et stricte. L’autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle, initialement limitée aux personnes de 16 ans et plus, a été étendue aux personnes de 12 ans et plus à la suite d’une étude menée chez 2 260 adolescents âgés de 12 à 15 ans. Dans cet essai, le vaccin était efficace à 100% sur les cas de Covid-19 symptomatiques et confirmés par PCR.

Les effets indésirables les plus fréquents chez les enfants âgés de 12 à 15 ans sont similaires à ceux observés chez les personnes âgées de 16 ans et plus. Ils comprennent des douleurs au point d’injection, de la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, des frissons et de la fièvre. Ces effets sont généralement légers ou modérés et s’améliorent quelques jours après la vaccination. Il a donc été conclu que les bénéfices de ce vaccin dans cette tranche d’âge l’emportent sur les risques.

De très rares cas de myocardite (inflammation du muscle cardiaque) et de péricardite (inflammation de la membrane entourant le cœur) sont survenus après la vaccination avec Pfizer-BioNTech, principalement chez les personnes de moins de 30 ans. Dans un communiqué du 9 juillet 2021, le comité de sécurité de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a conclu, après avoir analysé 145 cas de myocardite dans l’Espace européen, que la myocardite et la péricardite pouvaient survenir dans de très rares cas après la vaccination avec les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna.

Des données récentes de pharmacovigilance ont permis de mettre en évidence un signal relatif au risque de myocardite et de péricardite, qui peut être légèrement augmenté, dans les 7 jours suivant une vaccination contre le Covid-19 avec un vaccin ARNm (Pfizer-BioNTech ou Moderna), particulièrement chez les jeunes de 12 à 29 ans, ce risque étant plus élevé avec le vaccin Spikevax de Moderna. Ce risque, qui reste rare et réversible, ne remet pas en cause le rapport bénéfice/risque extrêmement favorable des vaccins contre le Covid-19.

La HAS, dans son avis du 8 novembre 2021, recommande désormais de privilégier, lorsqu’il est disponible, la vaccination à l’aide du vaccin Pfizer-BioNTech pour les personnes âgées de moins de 30 ans, qu’il s’agisse des primo-vaccinations ou des rappels. Cet avis ne remet nullement en cause l’utilisation du vaccin Spikevax de Moderna dans le cadre de la campagne de vaccination. La HAS continue à préconiser son utilisation chez les personnes âgées de plus de 30 ans, compte tenu de son profil de sécurité rassurant et de sa très bonne efficacité.

Des millions d’adolescents de 12 à 17 ans ont été vaccinés contre le Covid-19 dans le monde dont plus de 13 millions aux Etats Unis. Les campagnes de vaccination des adolescents à partir de 12 ans ont également débuté début juin en Israël, en Allemagne et en Italie.

En France, au 21 janvier 2022, environ 4,2 millions de jeunes de 12 à 17 ans inclus ont reçu une première injection – soit 82% de la tranche d’âge. Pour rappel, l’ouverture de la vaccination à cette population est effective depuis le 15 juin 2021. Ainsi, le fait d’atteindre les 76% en six mois représente une des croissances les plus importantes pour l’ouverture d’une classe d’âge à la vaccination.

Consultez nos documents d’information