Foire aux questions : la vaccination des enfants

5 à 11 ans

Depuis le 15 décembre 2021, les enfants de 5 à 11 ans à risque de forme grave de Covid-19 et ceux vivant dans l’entourage de personnes immunodéprimées peuvent être vaccinés contre le Covid-19.
Depuis le 22 décembre 2021, tous les enfants de 5 à 11 ans peuvent être vaccinés.

La vaccination des enfants de 5 à 11 ans

Toutes les personnes âgées de 5 ans et plus peuvent être vaccinées, à l’exception de celles présentant des contre-indications à la vaccination contre le Covid-19.

En lien avec l’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM) et la HAS, le ministère a établi une liste de contre-indications médicalement reconnues (reprise à l’annexe du décret n° 2022-1097 du 30 juillet 2022).

À la suite des avis du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) du 8 février 2022 et de l’avis Haute Autorité de santé (HAS) du 17 mars 2022, l’antécédent de syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique post-infection (PIMS) n’est plus considéré comme un motif de contre-indication à la primo-vaccination chez les enfants et les adolescents. La vaccination peut donc avoir lieu passé un délai de 3 mois suivant la survenue du PIMS, après récupération d’une fonction cardiaque normale et en l’absence de tout syndrome inflammatoire.

La vaccination des enfants contre le Covid-19 suscite parfois des craintes, qui sont compréhensibles. De nombreuses études scientifiques ont été réalisées et tous les avis des autorités scientifiques convergent aujourd’hui en faveur d’une vaccination élargie à tous les enfants à partir de 5 ans.

Les enfants infectés par le Covid-19 sont généralement atteints d’une maladie bénigne ou asymptomatique. Des conséquences graves comme une hospitalisation, une admission en soins intensifs ou un décès sont rares. Toutefois, comme l’indiquent les données produites par Santé publique France le 10 mars 2022, ont été rapportées dans la base SI-VIC entre le 1er 2021 et le 6 mars 2022, 1 807 hospitalisations d’enfants de 5 à 11 ans pour Covid-19 (correspondant à un taux annuel de 52 hospitalisations pour 100 000 enfants de 5 à 11 ans) dont 232 concernant des admissions en soins critiques. Par ailleurs, sept décès en lien avec le Covid-19 d’enfants de 5 à 11 ans ont également été recensés depuis mars 2020. La vaccination a donc un réel bénéfice pour limiter les formes graves chez les enfants et ainsi prévenir les hospitalisations.

En outre, près de 80 % des formes sévères ont été retrouvées chez des enfants sans comorbidités. Ainsi, la vaccination de tous les enfants, y compris ceux ne présentant pas de facteurs de risque, est bénéfique

La vaccination constitue donc une arme essentielle y compris pour les enfants. Elle permet de prévenir des formes graves de Covid-19 et des hospitalisations. Elle permet également de prévenir des formes de "Covid-long", qui, bien que plus rares chez les enfants, ne sont pas négligeables. Nous n’avons aucun moyen de prédire comment votre enfant pourrait être affecté par le Covid-19. L’infection, même sous forme asymptomatique, peut avoir des conséquences à long terme.

En outre, la vaccination limite la circulation du virus en famille et en milieu scolaire. La classe d’âge des enfants de 6 à 11 ans est, au 15 décembre 2021, celle qui enregistre le taux d’incidence le plus élevé, alors qu’il s’agit de la dernière tranche de la population scolaire pour laquelle l’accès à la vaccination n’était pas encore ouvert. Ainsi, depuis la rentrée scolaire 2021, le pourcentage d’écoles primaires fermées chaque semaine reste à un niveau élevé en comparaison à celui des collèges et lycées qui, lui, s’est effondré. La vaccination permet ainsi d’éviter les fermetures de classes qui engendrent notamment des retards d’apprentissage, et dégradent la santé mentale des enfants.

La vaccination amène donc des bénéfices de différentes natures pour l’enfant.
Si vous avez des questions par rapport à la vaccination de votre enfant, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre médecin/pédiatre.

La vaccination pour les enfants est possible en centre de vaccination avec un accueil et des rendez-vous dédiés (liste disponible sur www.sante.fr) ainsi que chez un médecin généraliste, chez un pédiatre ou tout autre médecin spécialiste, en pharmacie, dans un cabinet infirmier ou un cabinet de sage-femme. La vaccination est possible à domicile (médecins, infirmiers, sages-femmes). Enfin, certains services de protection maternelle et infantile (PMI) peuvent proposer la vaccination.
Les enfants de 5 à 11 ans les plus à risque peuvent également se faire vacciner dans les services pédiatriques des centres hospitaliers (CH et CHU) ainsi que dans les hôpitaux pédiatriques, établissements spécialisés et centres d’accueil moyens et longs séjours pour enfants.

Un vaccin spécialement dosé pour les enfants de 5 à 11 ans est disponible. Il s’agit de la forme pédiatrique du vaccin Pfizer-BioNTech, qui est trois fois moins dosée que la forme adulte du vaccin.

Les enfants de 5 à 11 ans doivent recevoir 2 doses de vaccins. Pour les enfants, la deuxième dose doit intervenir 3 semaines après la première, sauf dans les deux exceptions suivantes :
- Les enfants ayant déjà contracté le Covid-19 ne doivent recevoir qu’une seule dose ;
- Les enfants ayant contracté le Covid-19 plus de 15 jours après la première dose de vaccin ne doivent recevoir qu’une seule dose. Il peut être alors considéré que l’infection représente une stimulation équivalente à l’injection d’une seconde dose de vaccin ;
- Les enfants ayant contracté le Covid-19 moins de 15 jours après la première dose de vaccin doivent recevoir une seconde dose deux mois après l’infection.

Ces recommandations ne s’appliquent pas aux enfants sévèrement immunodéprimés pour qui il est impératif de prévoir un suivi rapproché du médecin spécialiste, qui appréciera au cas par cas le schéma vaccinal à recommander.

Les médecins (généralistes ou spécialistes, notamment les pédiatres), les IDE (infirmiers diplômés d’État), les sages-femmes et les pharmaciens peuvent prescrire et administrer le vaccin pédiatrique contre le Covid-19 aux enfants en cabinet de ville comme en centres de vaccination.

Certains services de protection maternelle et infantile (PMI) peuvent également proposer cette vaccination.

D’autres effecteurs sont autorisés à administrer le vaccin pédiatrique aux enfants de 5 à 11 ans mais ne sont pas en capacité de le prescrire. Il peuvent ainsi vacciner des enfants en centre de vaccination, sur des lignes de vaccination pédiatriques prévoyant la présence d’un professionnel de santé habilité à prescrire le vaccin pédiatrique. La liste à jour est disponible ici

Depuis le 1er août 2022, eu égard à la loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la Covid-19, l’autorisation des deux parents est nécessaire pour vacciner toutes les personnes mineures, sauf impossibilité pour l’un des deux parents de recueillir l’accord de l’autre parent.
En outre, afin de simplifier l’accès à la vaccination, il n’est pas nécessaire que l’enfant soit accompagné par un de ses parents. La personne qui l’accompagne doit pouvoir établir qu’elle détient l’accord des deux parents et présenter un formulaire d’autorisation parentale dûment signé par les deux parents.

Le formulaire d’autorisation parentale est disponible ici. Il devra être remis au personnel dans le lieu de vaccination.

L’impossibilité peut être avérée lorsque l’autre parent, qui par exemple réside dans une autre ville, voire à l’étranger, ne donne pas suite, dans un délai raisonnable, à la demande du premier parent sollicitant son accord pour la vaccination anti-covid de leur enfant.

La décision d’autoriser ou non un vaccin ne relève pas du Gouvernement mais appartient aux autorités scientifiques indépendantes qui sont en charge de l’évaluation des produits de santé. C’est l’Agence européenne des médicaments (EMA) qui évalue les vaccins contre le Covid-19 au terme d’une procédure rigoureuse et stricte.

L’autorisation de mise sur la marché (AMM) conditionnelle, initialement limitée aux personnes de 12 ans et plus a été étendue aux enfants de 5 à 11 ans à la suite d’une étude menée sur près de 2 000 enfants âgés de 5 à 11 ans. Dans cet essai, le vaccin, avec sa forme adaptée, était efficace à 90,7% sur les cas de Covid-19 symptomatiques.

Aucune décision n’est prise sans l’avis préalable de la Haute Autorité de santé (HAS) qui détermine le cadre dans lequel peuvent être administrés les vaccins. Un dispositif renforcé de pharmacovigilance et de traçabilité mis en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) permet d’assurer le suivi des personnes vaccinées.

Comme pour tout type de vaccin, les vaccins contre le Covid-19 peuvent occasionner des effets indésirables, majoritairement bénins, après leur administration. Les enfants ayant reçu le vaccin contre le Covid-19 peuvent présenter les mêmes effets secondaires possibles que les adultes. Les plus communément rapportés sont : une douleur à l’endroit de l’injection, de la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires ou articulaires, quelques frissons et un peu de fièvre. Ces troubles sont sans gravité et disparaissent rapidement. De très rares cas de myocardites, temporaires et sans gravité, ont également été signalés, mais ces cas restent plus rares que ceux qui font suite à une infection au Covid-19, le risque de myocardite est donc plus important en cas d’infection qu’à la suite d’une vaccination.

Les effets indésirables, observés pendant les études cliniques ou identifiés après l’autorisation de mise sur le marché, sont listés et décrits, notamment en termes de fréquence, dans la notice de chaque vaccin. Ces documents sont régulièrement mis à jour et sont disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments à l’adresse suivante : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr (résumé des caractéristiques du produit, notice dans le même document en format pdf).

Il faut rappeler que les effets secondaires et séquelles du virus, dont les formes de "Covid-long", sont bien plus importants et durables que les effets indésirables causés par le vaccin, quel que soit l’âge de la personne.

Les données de pharmacovigilance, au 12 décembre 2021, portant sur plus de 10 millions de dose administrées chez des enfants de 0 à 14 ans dans le monde (dont 7 millions aux États-Unis de moins de 12 ans) sont rassurantes :

  • Le CDC américain (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies) a rapporté seulement 3 000 évènements indésirables dont 97% n’étaient pas graves ;
  • 8 cas de myocardites confirmés ont été remontés par le CDC américain dont 5 réversibles et les enfants ont complètement guéri.

Oui, le fait d’avoir eu le Covid-19 ne protège pas nécessairement votre enfant contre une nouvelle infection. Toutefois le schéma vaccinal doit être adapté :
- Les enfants ayant déjà contracté le Covid-19 ne doivent recevoir qu’une seule dose ;
- Les enfants ayant contracté le Covid-19 plus de 15 jours après la première dose de vaccin ne doivent recevoir qu’une seule dose. Il peut être alors considéré que l’infection représente une stimulation équivalente à l’injection d’une seconde dose de vaccin.

C’est la raison pour laquelle la Haute Autorité de santé (HAS) recommande la réalisation d’un test rapide d’orientation diagnostique (TROD), permettant de vérifier la présence d’anticorps, traces d’une contamination antérieure, avant la vaccination des enfants.

Les enfants ayant contracté le Covid-19 moins de 15 jours après la première dose de vaccin doivent recevoir une seconde dose deux mois après l’infection.

Ces recommandations ne s’appliquent pas aux enfants sévèrement immunodéprimés pour qui il est impératif de prévoir un suivi rapproché du médecin spécialiste, qui appréciera au cas par cas le schéma vaccinal à recommander.

Le vaccin contre le Covid-19 est sûr et efficace pour les enfants. Les composants du vaccin sont éliminés par le corps en quelques jours sans laisser de traces. La stimulation des anticorps est un phénomène naturel. Le vaccin permet de protéger l’enfant. Il faut rappeler que l’infection au Covid-19, même sous forme asymptomatique peut avoir des conséquences à long terme, quel que soit l’âge de la personne.

Les données de pharmacovigilance, au 12 décembre 2021, portant sur plus de 10 millions de dose administrées chez des enfants de 0 à 14 ans dans le monde (dont 7 millions aux États-Unis de moins de 12 ans) sont rassurantes :

  • Le CDC américain (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies) a rapporté seulement 3 000 évènements indésirables dont 97% n’étaient pas graves ;
  • 8 cas de myocardites confirmés ont été remontés par le CDC américain dont 5 réversibles et les enfants ont complètement guéri.

Plusieurs pays ont déjà autorisé la vaccination de tous les enfants de 5 à 11 ans dont Israël, le Canada et les États-Unis, où la vaccination a commencé le 2 novembre 2021 et où plus de 7 millions d’injections ont été réalisées sur des enfants de moins de 12 ans (chiffres au 12 décembre 2021). Les données de pharmacovigilance sont rassurantes : sur 7 millions de doses administrées, le CDC (équivalent de notre Agence nationale de sécurité du médicament) a rapporté seulement 3 000 évènements indésirables dont 97% n’étaient pas graves. Par ailleurs, seuls 8 cas de myocardites ont été signalés, dont 5 n’ont pas eu besoin de traitement.

La vaccination pédiatrique a été lancée dans de nombreux pays européen. Ainsi, en Espagne par exemple, plus de 50% des 5-11 ans sont déjà vaccinés.

L’accès à l’éducation est un droit fondamental des enfants et la vaccination contre le Covid-19 ne sera pas une condition pour se rendre à l’école.

Il est important que tous les adultes soient vaccinés. Toutefois, les enfants participent à la circulation du virus. La vaccination des enfants en limitant la transmission permet de freiner l’épidémie et l’apparition de nouveaux variants. De plus, elle les protège des formes graves et des conséquences à long terme que peut conférer l’infection.


Consultez notre document d’information

Les cas graves de Covid-19 chez les enfants

Qu’est-ce qu’un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) ? Quels sont les symptômes ? Que faire lors d’une suspicion de PIMS ou encore pourquoi la vaccination est conseillée pour prévenir des PIMS ?

Le Professeur Angoulvant répond à vos questions.