Rapport du comité national de suivi des soins palliatifs

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports a reçu le Docteur Aubry, qui lui a remis le rapport du comité national de suivi des soins palliatifs et de l’accompagnement de la fin de vie. Ce rapport est le fruit d’un groupe de travail qui s’est réuni pendant un an dans le but d’établir un état des lieux et une stratégie de développement des soins palliatifs.

Il décline les actions à mener autour de trois axes : l’organisation des soins palliatifs au sein des établissements et dans les réseaux de santé, la formation des professionnels de santé ainsi que la formation et l’information des aidants et du public.

Le rapport préconise l’élaboration d’un référentiel national qui décrive les différents types de prise en charge et mette l’accent sur la nécessité de maintenir une pluralité de prise en charge pour répondre aux besoins des patients, qu’ils relèvent de l’hôpital, du domicile ou du secteur médico-social.

Ainsi, si les unités de soins palliatifs et les lits identifiés sont nécessaires, les équipes mobiles doivent permettre une prise en charge palliatives de tous les patients qui le nécessitent. De plus, ces équipes mobiles jouent un rôle important de formation des équipes médicales et doivent aussi pouvoir intervenir dans les établissements hospitaliers pour personnes âgées (EHPA) et médico-sociaux.

Pour le Docteur Aubry, il est en effet essentiel de mettre l’accent sur la formation de tous les professionnels médicaux et paramédicaux concernés par les situations de fin de vie. Cette formation, principalement centrée sur l’éthique et l’accompagnement des patients, gagnerait à être organisée en interdisciplinarité, aussi bien pour la formation continue que pour la formation initiale. La rencontre de professionnels différents et l’échange d’expériences et de réflexions constituent en effet une partie intégrante de la formation. C’est en apprenant ensemble, en confrontant leur vécu, que les professionnels des domaines médical et social développeront leurs compétences et contribueront à l’élaboration et à la diffusion d’une véritable culture palliative.

Le rapport préconise enfin un accompagnement des proches et une formation du public. Dans nos sociétés développées qui ont fait reculer l’âge de la vieillesse, le déni de la mort peut conduire à une souffrance trop souvent vécue dans la solitude. Ainsi, le comité national propose que soit mis en place un congé d’accompagnement rémunéré, d’une durée de deux semaines, pour les personnes qui souhaiteraient accompagner un proche dans sa fin de vie. Pour le Docteur Aubry, cette mesure favoriserait le maintien à domicile, dans les meilleures conditions, de la personne en fin de vie. Pour le bénéficiaire, le congé d’accompagnement permettrait une réalisation plus progressive du deuil et exercerait un rôle de prévention des dépressions profondes qui surviennent parfois quand l’accompagnement n’a pu se vivre.

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