Les tests RT-PCR, antigéniques et salivaires

Combien la France a-t-elle réalisé de tests ?

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, plus de 76 millions de tests RT-PCR et antigéniques ont été réalisés en France, soit plus d’un million de tests réalisés par semaine depuis la fin du mois d’août et jusqu’à 3,5 millions. Cet effort sans précédent place la France parmi les pays européens qui testent le plus. Elle entre dans le cadre de la stratégie globale des autorités sanitaires pour contenir l’épidémie : « tester, alerter, protéger ».

Le site web www.sante.fr, accessible à tous, recense les points de test sur l’ensemble du territoire.

Quels sont les tests existants et à quoi servent-ils ?

Actuellement, il existe trois types de tests (virologiques, antigéniques et sérologiques), de nouveaux types de tests sont à l’étude permettant notamment d’obtenir des résultats plus rapides.

Quelles sont les conditions pour se faire tester ?

Afin de pouvoir assurer le plus grand nombre de tests et lutter efficacement contre la Covid-19, les tests virologiques (RT-PCR) – qui permettent de savoir si l’on est malade – sont accessibles à tous, sans ordonnance, et remboursés par l’Assurance maladie.

De plus, dans l’objectif de raccourcir les délais d’attente, la liste des professionnels habilités à effectuer le prélèvement évolue. En plus des biologistes médicaux et techniciens de laboratoire, le prélèvement naso-pharyngé pourra être réalisé, après formation, par : les infirmiers, les aides-soignants, les masseurs-kinésithérapeutes, les étudiants (à partir de la 2e année) en médecine, odontologie, pharmacie, sages-femmes, soins infirmiers, kinésithérapie, les sapeurs-pompiers, les marins-pompiers et les secouristes des associations agréées de sécurité civile.

Dans le cadre de la stratégie de dépistage mise en place par le Gouvernement et afin d’alléger les files d’attente devant les laboratoires, il est conseillé aux personnes souhaitant se faire dépister de remplir le formulaire ci-dessous en amont de leur rendez-vous.

pdf Formulaire de renseignements pour la réalisation d’un examen virologique ou (...) Téléchargement (714.3 ko)

Où trouver un laboratoire près de chez moi pour effectuer un test Covid-19 ?

Retrouvez tous les points de prélèvement des tests virologiques (RT-PCR et antigéniques) autour de vous sur le site Santé.fr.

Combien de temps est-on protégé par les anticorps ?

Différents travaux de recherche internationaux nous permettent de déterminer que les anticorps (ou Immunoglobulines ou Ig) apparaissent à différentes périodes après l’infection :
- Les IgM sont détectables à partir du 7ème jour chez les patients les plus sévères, et au cours de la 2ème semaine pour le reste des patients. Ils disparaissent de la circulation sanguine environ 3 semaines après l’infection
- Les IgG sont détectées dans le sang à partir du 14ème jour après l’infection. Ils diminuent progressivement pour rester en moyenne 40 jours détectables dans le sang d’après les études les plus récentes.

À l’heure actuelle, l’état des connaissances scientifiques ne permet pas de déterminer durant combien de temps la présence d’anticorps protège d’une nouvelle contamination.

Il convient également de noter que la non-détection d’IgG au début des symptômes peut signifier qu’ils n’ont pas encore été produits par l’organisme. Une non-détection d’IgM n’exclut pas non plus une détection d’IgG, si l’infection a eu lieu plusieurs semaines auparavant.

Enfin, chez les sujets ayant eu une infection asymptomatique ou pauci-symptomatique, l’apparition des anticorps est aujourd’hui encore mal caractérisée. Les études les plus récentes recherchent l’apparition d’anticorps, quelle que soit la forme de la maladie.

Avec un test sérologique positif, suis-je immunisé face au virus, c’est-à-dire puis-je me dispenser des gestes barrière ?

À l’heure actuelle, l’état des connaissances scientifiques ne permet pas de déterminer durant combien de temps la présence d’anticorps protège d’une nouvelle contamination. Avoir un test sérologique positif ne garantit donc pas une immunité durable et systématique.

En aucun cas un test sérologique positif ne doit ainsi conduire son bénéficiaire à relâcher ses efforts dans l’application des gestes barrières et de la distanciation sociale ou à considérer qu’il dispose d’un quelconque « passeport » d’immunité. Il reste susceptible de contracter à nouveau la Covid-19 et donc de propager le virus. Ces recommandations s’appliquent notamment à l’égard des proches de personnes fragiles qui sont susceptibles de développer une forme sévère de la maladie.

Puis-je effectuer un test sérologique sans ordonnance ?

Il est possible d’effectuer un test sérologique sans ordonnance, mais ce test ne répondra alors à aucune indication médicale et sa signification ne sera pas explicitée par un médecin. Compte tenu de l’état actuel des connaissances scientifiques sur l’immunité associée à l’exposition au virus, il n’est pas conseillé de procéder à cet examen sans accompagnement médical. Sans ordonnance, donc sans justification médicale pour réaliser ce test sérologique, l’examen ne sera pas pris en charge par la Sécurité sociale.

Dans l’éventualité de la réalisation d’un test, il est conseillé de consulter un médecin afin d’éviter toute interprétation erronée des résultats ainsi que pour bénéficier des conseils propres à la situation clinique de la personne en fonction du résultat du test.

Combien coûte un test sérologique ?

Les prix de référence fixés pour le remboursement de l’acte de réalisation d’un test sérologique sont respectivement de 12,15€ pour un test ELISA et de 9,45€ pour un test de diagnostic rapide.

Quels sont les tests sérologiques autorisés par le ministère des Solidarités et de la Santé ?

Afin d’encadrer l’usage de ces tests et de protéger la population, le ministère des Solidarités et de la Santé a pris un arrêté organisant la circulation et l’usage des tests sérologiques présentant des garanties de fiabilité.

Une liste de tests sérologiques autorisés a ainsi été publiée et est disponible ici. Elle est régulièrement mise à jour.

Les tests autorisés devront notamment :
- Être marqués CE ;
- Avoir préalablement été évalué par le Centre National de Référence (CNR) des virus des infections respiratoires (dont la grippe) ;
- Présenter des performances conformes au cahier des charges de la Haute Autorité de Santé (HAS), rendu public le 14 avril 2020.
Les tests qui satisfont à l’ensemble de ces exigences sont seuls autorisés.

En cas de non-respect de l’ensemble de ces dispositions, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est compétente pour prendre toutes mesures relatives aux dispositifs concernés dans le cadre de ses prérogatives de police sanitaire, et le biologiste engage sa responsabilité pour l’utilisation de tests qui ne seraient pas validés.

Dans ses avis du 2 et du 18 mai 2020, la Haute Autorité de Santé (HAS) précise que l’utilisation des tests sérologiques à des fins collectives, telles que l’organisation du travail au sein d’une entreprise ou l’aide au déconfinement, n’est pas envisageable.

Je suis un médecin, où puis-je me procurer un test sérologique ?

Les professionnels de santé hospitaliers peuvent effectuer leur test au sein de leur établissement.
Les professionnel de santé en ambulatoire peuvent effectuer leur test dans un des laboratoires référencés sur santé.fr.

Qui peut être testé grâce aux tests antigéniques ?

Les personnes symptomatiques peuvent être testées à condition d’avoir moins de 65 ans, ne pas présenter de facteurs de risques de formes graves, ainsi que présentant des symptômes depuis moins de 4 jours.

De plus les autorités sanitaires ont identifié 3 cibles parmi les asymptomatiques qui, toutes, répondent à un enjeu essentiel en matière de lutte contre le virus :
- Les personnels asymptomatiques des établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées et des personnes handicapées à risque de développer des formes graves, en particulier à leur retour de congés, dans un objectif de protection des personnes vulnérables (cf. en complément l’instruction spécifique du 26 octobre 2010) ;
- Les patients admis en urgence dans un établissement de santé, pour prendre les bonnes décisions de prise en charge (pour une hospitalisation après passage aux urgences par exemple) ;
- Les passagers aériens, notamment pour les liaisons entre la métropole et les territoires ultra-marins, pour offrir des possibilités de dépistage supplémentaires aux personnes qui n’auraient pas pu bénéficier d’un test RT-PCR.

Hors dépistages collectifs, et conformément aux avis de la Haute autorité de santé (HAS), deux autres publics peuvent être concernés par le déploiement des tests antigéniques : les personnes asymptomatiques quand elles sont cas contact détectées isolément ou au sein d’un cluster et les personnes symptomatiques, dans les 4 premiers jours après l’apparition des symptômes.
Les pharmaciens, les médecins généralistes et les infirmiers diplômés d’État peuvent s’approvisionner en tests antigéniques afin de tester ces différents publics. Ils peuvent également utiliser ces tests dans le cadre des visites au domicile des patients.

Dans quelles situations un dépistage avec des tests antigéniques n’est-il pas recommandé ?

Le recours au test antigénique n’est pas recommandé pour :
- Les personnes asymptomatiques qui ne sont pas personnes contacts, qu’elles aient été détectées isolément ou au sein d’un cluster, sauf lorsqu’un professionnel de santé l’estime nécessaire ;
- Les personnes symptomatiques depuis plus de 4 jours.

Les entreprises peuvent-elles faire des campagnes de dépistage ?

La nouvelle stratégie « Tester - Alerter - Protéger » menée par les autorités sanitaires repose sur l’appropriation par les acteurs de chaque maillon de la chaîne au niveau local.
L’objectif est de pouvoir organiser des dépistages antigéniques « au moindre doute » dans tous les lieux de vie pour briser les chaînes de contamination dès leur survenue. Dans ce cadre, les entreprises ont un rôle particulièrement important à jouer.

À la suite de l’envoi d’une circulaire interministérielle qui précise le rôle des acteurs et les obligations à remplir pour que ces opérations répondent aux obligations sanitaires, les entreprises peuvent donc réaliser des dépistages :
- Individuels : dès qu’un salarié présente des symptômes, le médecin du travail (ou toute personne autorisée sous sa supervision) pourra réaliser un test antigénique, et si le résultat est positif, remonter les résultats dans SIDEP, engager directement avec le patient le contact tracing, les démarches pour son arrêt de travail et l’accompagnement à l’isolement dans les meilleurs délais.
- Collectifs : dès qu’une entreprise suspecte un cluster parmi ses salariés, elle peut organiser une opération de dépistage collectif après l’avoir déclarée aux autorités de l’Etat. Le fonctionnement sera le même : pour tout cas positif, le contact tracing est engagé immédiatement et un accompagnement à l’isolement proposé. Ces dépistages pourront être faits en lien avec des laboratoires de biologie médicale (RT-PCR) ou des tests antigéniques.

Les autorités sanitaires ont mis à la disposition des acteurs l’ensemble des ressources nécessaires (guide de déploiement, outils de formation, hotline etc.) pour garantir le bon fonctionnement et une efficacité optimale des opérations de dépistage.

Des campagnes de test massif sont-elles organisées ?

La nouvelle stratégie « tester, alerter, protéger » menée par les autorités sanitaires repose sur l’appropriation par les acteurs de chaque maillon de la chaîne au niveau local. L’objectif est de pouvoir organiser des dépistages virologiques « au moindre doute » dans tous les lieux de vie pour briser les chaînes de contamination dès leur survenue. Dans ce cadre, l’ensemble des acteurs peut déployer des campagnes de test dans son bassin de vie : c’est la clef de la réussite du nouveau « tester, alerter, protéger ».

Quelle est la fiabilité des tests antigéniques ?

Les tests antigéniques sont globalement moins sensibles que la RT-PCR, qui reste la technique de référence, mais leur rapidité de rendu de résultat est un atout pour casser rapidement les chaînes de transmission et isoler les cas positifs. C’est pour cela que la Haute autorité de santé (HAS) a recommandé leur utilisation.

La HAS a émis des recommandations sur les performances des tests antigéniques dans son avis en date du 24 septembre 2020. Le test antigénique utilisé doit présenter une sensibilité clinique supérieure ou égale à 80 % (en accord avec la valeur proposée par l’Organisation Mondiale de la Santé) et une spécificité clinique supérieure ou égale à 99 % (afin de limiter les réactions croisées avec les autres virus hivernaux).

Tous les tests antigéniques déployés en France nécessitent-ils un prélèvement nasopharyngé ?

Oui, à ce stade, seul le prélèvement nasopharyngé est validé et recommandé par la Haute autorité de santé.

Un test antigénique détecte la présence du virus ou de fragments de virus SARS-CoV-2. Comme les tests par RT-PCR, ils permettent le diagnostic précoce des maladies dès la phase aiguë. Ils répondent à la question « le patient est-il oui ou non porteur de la Covid-19 ? ».
Comme le test de référence actuel, le RT-PCR, les tests antigéniques sont à ce jour réalisés à partir de prélèvements dans le nez, par écouvillon. Mais alors que le RT-PCR nécessite une analyse parfois de plusieurs heures en laboratoire, pour détecter le matériel génétique du coronavirus, le test antigénique repère des protéines du virus en moins de 30 minutes.

L’utilisation de tests rapides antigéniques présente un triple intérêt :
- Il permet d’ajouter une capacité supplémentaire de dépistage en complément des capacités déployées dans les laboratoires, hospitaliers ou de ville.
- Il est réalisable en dehors des laboratoires de biologie médicale (barnums, services hospitaliers, aéroports par exemple).
- Il permet de prendre dans un laps de temps très court les mesures nécessaires (isolement, engagement du contact-tracing, etc.).

Selon l’évolution des connaissances et des données disponibles, d’autres types de prélèvement pourraient être utilisés à l’avenir.

Quel est le délai d’attente pour un test PCR ?

Le résultat d’un test PCR est en moyenne disponible dans les 24 heures qui suivent sa réalisation.

Faut-il confirmer le résultat du test antigénique par un test RT-PCR ?

Compte tenu de la très bonne spécificité des tests (> 99%) il ne sera pas nécessaire de confirmer un test antigénique, quel que soit son résultat, par un test RT-PCR (ce qui était encore le cas des tests antigéniques rapides positifs dans le cadre des expérimentations), sauf en cas de résultat négatif pour les personnes de plus de 65 ans ou avec des facteurs de risque de développer une forme grave.

Mon test antigénique est positif, dois-je effectuer un test PCR également ?

Si votre test antigénique est positif, il n’est pas nécessaire d’effectuer un test PCR. Vous devez impérativement et sans attendre vous isoler pour une période de 10 jours.

Comment choisir entre le test antigénique et le test PCR ?

Les tests antigéniques rapides constituent un outil supplémentaire pour réduire les chaînes de transmission virale. Ils viennent en complément des tests PCR qui restent la technique de référence pour la détection de l’infection à la Covid-19.

Quel test doit-on choisir si on ne présente pas de symptômes ?

Si vous ne présentez pas de symptômes à la Covid-19, vous pouvez bénéficier d’un test antigénique sur recommandation d’un professionnel de santé, au cours d’une opération de dépistage (dans un aéroport ou dans un EHPAD par exemple) ou si vous avez été informé être un cas contact. Si le test antigénique se révèle positif, vous devez alors passer un test RT-PCR permettant de rechercher les variants de la Covid-19.

Les tests salivaires sont-ils utilisés en France ?

Dans un avis du 10 février 2021, la Haute autorité de Santé autorise les tests RT-PCR salivaires de détection de la Covid-19 :
- Pour les personnes asymptomatiques, dans le cadre d’un dépistage itératif ciblé à large échelle sur population fermée. Par exemple, cela peut concerner, d’une part, les établissements d’accueil du jeune enfant et les élèves des écoles et collèges, et d’autre part, les établissements de santé, les établissements sociaux et médico-sociaux (pour enfants et adultes en situation de handicap, pour personnes âgées), à la fois pour le personnel et pour les patients ou résidents.
- Pour les personnes-contacts et les personnes symptomatiques, lorsque le prélèvement nasopharyngé est difficile ou impossible.

Le caractère non invasif du prélèvement permet une acceptabilité de tests itératifs chez les personnes asymptomatiques lors de dépistage ciblé contrairement aux tests sur prélèvement nasopharyngés (RT-PCR ou tests antigéniques).

À noter qu’à ce jour, les autotests salivaires ne sont pas autorisés en France par la HAS.

Les tests RT-PCR réalisés par prélèvement salivaire sont-ils aussi fiables que les tests RT-PCR réalisés par prélèvement nasopharyngé ?

La Haute Autorité de Santé a confirmé la bonne sensibilité des tests PCR salivaires. La sensibilité de ces tests est estimée à 85%, ce qui est légèrement inférieur (3% à 11%) à celle des tests PCR qui utilisent le prélèvement nasopharyngé.

Comment se déroule un test RT-PCR salivaire ?

Le temps de rendu du résultat par le laboratoire d’un test RT-PCR salivaire est le même que celui d’un test RT-PCR nasopharyngé. Il ne permet pas de gain de temps, son principal apport est lié à son acceptabilité qui est bien meilleure.

Comment les tests salivaires sont-ils réalisés dans les écoles ?

Ces tests sont organisés de façon aléatoire et répétée, notamment dans les zones où le virus circule fortement. Ils doivent permettre de renforcer la politique de dépistage de la Covid-19 et rompre au plus vite les chaînes de contamination.

Le Gouvernement a fixé l’objectif de tester 600 000 enfants par semaine.

Les tests sont-ils dangereux pour les enfants ?

Les tests ne présentent aucun danger pour les enfants. Les tests salivaires sont déployés dans les écoles pour le confort des enfants, car le prélèvement nasopharyngé peut parfois se révéler difficile ou impossible à réaliser chez les plus jeunes.

Où en est-on dans le déploiement des tests salivaires dans les établissements scolaires ?

Ces tests sont actuellement déployés en priorité dans les écoles maternelles et primaires, où il peut être plus difficile d’effectuer un prélèvement naso-pharyngé aux élèves, dans les zones où le virus circule fortement. Ces tests concernent de préférence l’établissement entier, élèves comme personnels, sur la base de l’autorisation préalable des représentants légaux pour les élèves, et de l’accord des personnels qui se font tester.

Ils sont complémentaires des tests antigéniques, qui continuent à être déployés dans les collèges et les lycées. Ces tests sont proposés pour permettre de briser plus vite les chaînes de contamination, ils sont plus simples à réaliser que les tests antigéniques et permettront de mieux connaître la circulation du virus en milieu scolaire.

Un déploiement progressif des tests salivaires dans les établissements scolaires a été organisé depuis fin février :
- En zone A (Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon, Poitiers), 55 000 tests sont réalisés en moyenne par semaine.
- En zone B (Aix-Marseille, Amiens, Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Normandie, Orléans-Tours, Reims, Rennes, Strasbourg), 85 000 tests sont réalisés en moyenne par semaine.
- En zone C (Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles) : 65 000 tests sont réalisés en moyenne par semaine.

Les tests PCR salivaires sont-ils voués à remplacer les tests PCR nasopharyngés ?

Les tests salivaires viennent compléter l’arsenal de tests déjà disponibles et ne sont pas voués à remplacer les tests PCR nasopharyngés ou antigéniques. Plus faciles à effectuer et mieux tolérés que les tests nasopharyngés, notamment par les plus jeunes, les tests salivaires permettent de réaliser des dépistages à large échelle sur des populations ciblées, notamment au sein d’écoles, collèges, lycées, universités, personnels d’établissement de santé ou d’EHPAD.

Y a-t-il une politique d’achat nationale ?

Ce n’est pas l’État qui a contractualisé avec les fabricants mais les centrales d’achat des établissements de santé (RésAH, UniHA) ou la centrale d’achat public l’Union des groupements d’achats publics (UGAP). Afin de sécuriser des volumes de tests antigéniques au profit du marché français, Santé Publique France pourrait être amenée à conclure de nouveaux contrats. En ce sens, le ministère des Solidarités et de la Santé ne s’interdit aucunement d’acheter et de distribuer de façon complémentaire ; pour autant, son action ne doit pas perturber le fonctionnement normal de l’achat par les établissements, qui leur permet de commander les bonnes quantités et d’être maîtres de la livraison.

Le volume de tests positifs produit pourra-t-il être absorbé en termes de suivi des cas contacts ?

La prise en charge des cas confirmés par test antigénique est réalisée par les plateformes territoriales de contact-tracing de l’Assurance maladie, au même titre que les cas confirmés par RT-PCR. Les effectifs des plateformes de l’Assurance maladie se sont régulièrement renforcés et les plateformes réalisent des adaptations dans leurs circuits de prise en charge, pour faire face au nombre croissant de cas et de personnes contacts à traiter.

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