Les tests de dépistage de la Covid-19


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Réponses clés

Combien la France a-t-elle réalisé de tests ?

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, plus de 150 millions de tests RT-PCR et antigéniques ont été réalisés en France, dont près de 6 millions par semaine au cours du mois d’août 2021. Plus de 3 millions de tests étaient encore réalisés début octobre 2021. Cet effort sans précédent place la France parmi les pays européens qui testent le plus. Il entre dans le cadre de la stratégie globale des autorités sanitaires pour contenir l’épidémie : « tester, alerter, protéger ».

Le site web www.sante.fr, accessible à tous, recense les points de dépistage sur l’ensemble du territoire.

Quelle est la différence entre un test virologique et un test sérologique ?

Actuellement, il existe deux catégories de tests :
- les tests de dépistage pour rechercher la présence du virus (RT-PCR, test antigénique, autotest) ;
- les tests sérologiques pour rechercher la présence d’anticorps.

Quels sont les types de tests sérologiques ?

Il existe deux types de tests sérologiques :
- les tests sérologiques quantitatifs réalisés dans un laboratoire de biologie médicale, sur prélèvement sanguin (prise de sang) ;
- les tests rapides d’orientation diagnostique sérologique qualitatifs, réalisés par un professionnel de santé, sur prélèvement d’une goutte de sang au bout du doigt.

Avec un test sérologique positif, l’immunité face au virus est-elle acquise ?

À l’heure actuelle, l’état des connaissances scientifiques ne permet pas de déterminer durant combien de temps la présence d’anticorps protège d’une nouvelle contamination. Avoir un test sérologique positif ne garantit donc pas une immunité durable et systématique.

En aucun cas un test sérologique positif ne doit ainsi conduire à relâcher l’application des gestes barrières et la distanciation sociale. Ces recommandations s’appliquent notamment à l’égard des proches de personnes fragiles qui sont susceptibles de développer une forme sévère de la maladie.

Quelle est la différence entre un test RT-PCR et un test antigénique ?

Il existe deux types de test virologiques :
- le test RT-PCR recherche la présence de l’ARN du virus, l’analyse est réalisée par un biologiste dans un laboratoire de biologie médical. Le résultat est obtenu en quelques heures ;
- le test antigénique recherche les antigènes présents à la surface du virus, il s’agit d’un test rapide réalisé par un professionnel de santé (pharmacien, médecin, infirmier, sage-femme, masseur-kinésithérapeute, chirurgien-dentiste). Le résultat est obtenu en quelques minutes.

À noter que le test de référence pour détecter le virus de la Covid-19 est le test PCR sur prélèvement nasopharyngé.

Quels sont les tests autorisés en France ?

La liste des tests autorisés en France est disponible sur le site dédié du ministère des Solidarités et de la Santé : covid-19.sante.gouv.fr/tests.

Où trouver un laboratoire ou une pharmacie près de chez moi pour effectuer un test Covid-19 ?

Retrouvez tous les points de prélèvement des tests virologiques (RT-PCR et antigéniques) autour de vous et leurs horaires d’ouverture sur le site www.sante.fr.

Sous quels délais les résultats des différents tests sont-ils communiqués ?

Pour un test RT-PCR qui doit faire l’objet d’une analyse en laboratoire de biologie médicale, le résultat est délivré en moins de 24h dans 99% des cas (données octobre 2021).

Pour un test antigénique réalisé par un professionnel de santé, selon le fabriquant, le résultat est communiqué dans les 30 minutes maximum.

S’agissant des autotests sur prélèvement nasal, selon le fabricant, le résultat est déterminé en 30 minutes maximum.


Les tests antigéniques

Quels types de tests antigéniques sont aujourd’hui déployés en France ?

Deux catégories de tests antigéniques sont aujourd’hui déployées en France :
- les tests antigéniques sur prélèvement nasopharyngé, réalisé par un professionnel de santé ;
- les autotests, réalisés sur auto-prélèvement nasal (ou autotests).

Le test antigénique recherche les antigènes présents à la surface du virus.

Les tests antigéniques rendent un résultat en quelques minutes et permettent le diagnostic précoce des malades dès la phase aiguë. Ils répondent à la question « le patient est-il oui ou non porteur de la Covid-19 ? ». Les tests antigéniques sont à ce jour réalisés uniquement à partir de prélèvements dans le nasopharynx (nez), par écouvillon.

L’utilisation de tests rapides antigéniques présente un triple intérêt :
- elle permet d’ajouter une capacité supplémentaire de dépistage en complément des capacités déployées dans les laboratoires de biologie médicale, hospitaliers ou de ville ;
- son analyse peut être réalisée en dehors des laboratoires de biologie médicale (barnums, services hospitaliers, aéroports par exemple) ;
- elle permet de prendre, dans un laps de temps très court, les mesures nécessaires (isolement, engagement du contact-tracing, etc.).

Les autotests appartiennent à une catégorie de test antigéniques, pour plus d’information vous pouvez consulter la foire aux questions dédiée.

Quelle est la fiabilité des tests antigéniques réalisé par un professionnel de santé ?

Le test de référence pour la Covid-19 est la RT-PCR.

Les tests antigéniques sont globalement moins sensibles que la RT-PCR, mais leur rapidité de rendu de résultat est un atout pour casser rapidement les chaînes de transmission, isoler les cas positifs et réaliser un contact-tracing afin d’identifier les personnes contacts à risque. C’est pour cela que la Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé leur utilisation.

La HAS a émis des recommandations sur les performances des tests antigéniques dans son avis en date du 24 septembre 2020.

La Haute Autorité de santé impose, pour autoriser ces tests, qu’ils soient en mesure de détecter la présence du virus chez une personne effectivement malade dans 80% des cas a minima, et qu’ils soient en mesure de constater l’absence de virus chez une personne effectivement non malade dans plus de 99% des cas. Ainsi, le risque de faux positifs, c’est-à-dire le risque d’être testé positif alors qu’on n’est en réalité pas porteur du virus, est extrêmement faible : ce risque survient dans moins d’1% des cas. Les autotests réalisés sous la supervision d’un professionnel ne sont autorisés que chez les personnes asymptomatiques, majeures et non identifiées comme contact à risque.

Les tests autorisés en France figurant sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé répondent à ces indicateurs de performance.

Mon test antigénique est positif, dois-je effectuer un test RT-PCR également ?

Oui, tout test antigénique ou autotest positif doit être confirmé, par un test RT-PCR, afin notamment de permettre la détection d’un éventuel variant. Cette démarche participe à la surveillance mise en place pour analyser la circulation du virus et la détection d’une éventuelle mutation du virus. Vous devez toutefois impérativement vous isoler pour une période de 10 jours sans attendre le résultat du test RT-PCR.

De plus, en cas de résultat négatif à un test antigénique pour les personnes de plus de 65 ans qui ont des symptômes, ou pour les personnes présentant des facteurs de risque de développer une forme grave, une confirmation du test antigénique par RT-PCR est nécessaire.

Le résultat d’un test antigénique positif réalisé par un professionnel de santé est un justificatif de prise en charge pour le tests RT-PCR de confirmation. Ceci est également valable pour les autotests positifs réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé.


Les prélèvements salivaires

Les tests sur prélèvement salivaire sont-ils utilisés en France ?

Dans un avis du 10 février 2021, la Haute Autorité de santé a autorisé les tests RT-PCR sur prélèvement salivaire de détection de la Covid-19 dans les indications suivantes :
- Pour les personnes asymptomatiques, dans le cadre d’un dépistage itératif ciblé à large échelle sur population fermée. Par exemple, cela peut concerner, d’une part, les établissements d’accueil du jeune enfant et les élèves des écoles et collèges, et d’autre part, les établissements de santé, les établissements sociaux et médico-sociaux (pour enfants et adultes en situation de handicap, pour personnes âgées), à la fois pour le personnel et pour les patients ou résidents.
- Pour les personnes-contacts et les personnes symptomatiques, lorsque le prélèvement nasopharyngé est difficile ou impossible.

Le caractère non invasif du prélèvement permet une très bonne acceptabilité des tests salivaires, notamment lors de campagnes de dépistage itératives (répétées) chez les personnes asymptomatiques. Ces tests sont pour ces raisons utilisés dans le cadre des campagnes de dépistages organisées par l’Éducation nationale au sein des écoles primaires et des maternelles.

Consultez notre guide d’accompagnement pour réaliser un test salivaire, et sa version imprimable.

À noter qu’à ce jour, seuls les tests RT-PCR sont autorisés sur prélèvement salivaire. Les autotests et les tests antigéniques sur prélèvement salivaire ne sont pas autorisés en France par la HAS en raison de leurs performances jugées insuffisantes.

Les tests RT-PCR réalisés sur prélèvement salivaire sont-ils aussi fiables que les tests RT-PCR réalisés sur prélèvement nasopharyngé ?

La Haute Autorité de santé a confirmé la bonne sensibilité des tests RT-PCR salivaires. La sensibilité de ces tests est estimée à 85%, ce qui est légèrement inférieur (3% à 11%) à celle des tests RT-PCR qui utilisent le prélèvement nasopharyngé.

Ce niveau de performance permet de les reconnaitre et de les déployer en France, notamment au sein des écoles.

Comment se déroule un test RT-PCR sur prélèvement salivaire ?

Le prélèvement salivaire est réalisé par un crachat dans un tube de prélèvement. Un test RT-PCR sur prélèvement salivaire se distingue uniquement d’un RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé au moment du prélèvement. L’analyse est également réalisée dans un laboratoire de biologie médicale, le temps de rendu du résultat par le laboratoire d’un test RT-PCR sur prélèvement salivaire est identique au test RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé. Il ne permet pas de gain de temps, son principal apport est lié à son acceptabilité qui est meilleure.


La prise en charge

Les tests sont-ils remboursés par la sécurité sociale ?

Depuis le début de la pandémie, l’Assurance maladie a pris en charge les tests autorisés à 100% sans avance de frais, sans exception pour les personnes avec ou sans symptôme de la Covid-19 et pour les personnes contacts à risque.

Depuis le 15 octobre 2021, les tests ne sont plus pris en charge de manière systématique. Seules continuent à bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance maladie les personnes :
- présentant une prescription médicale de moins de 48h ou une convocation émise par un établissement de santé pour un test réalisé dans les 24h précédent les soins programmés ;
- ayant un schéma vaccinal complet ou une contre-indication à la vaccination ;
- mineures ;
- identifiées dans le cadre du contact-tracing fait par l’Assurance maladie, l’ARS ou l’Éducation nationale ;
- concernées par des campagnes de dépistage collectif, organisées par les Agences régionales de santé ou au sein des établissements de l’Éducation nationale par exemple ;
- ayant un certificat de rétablissement de moins de six mois.

La prise en charge d’un test de dépistage (test RT-PCR ou antigénique) réalisé à l’étranger dépend du pays dans lequel il est effectué.

Quels justificatifs présenter pour bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance maladie ?

Pour continuer à bénéficier de la prise en charge d’un test de dépistage par l’Assurance maladie, les preuves suivantes peuvent être apportées :
- un certificat de vaccination, de contre-indication vaccinale ou de rétablissement, sous forme de QR-Code (papier ou numérique par exemple via l’application TousAntiCovid). Le professionnel de santé pourra vérifier l’authenticité de la preuve via TAC Vérif + ;
- une pièce d’identité pour les mineurs ;
- un justificatif de contact à risque (mail ou SMS) envoyé par l’Assurance maladie pour une prise en charge au 1er et au 7ème jour. Le professionnel de santé pourra vérifier l’authenticité de la preuve en consultant les données de Contact-Covid ;
- une prescription médicale délivrée par un médecin ou une sage-femme, valable 48h et non-renouvelable ;
- une convocation émise par un établissement de santé pour des soins programmés, pour un test réalisé dans les 24h précédeant ces soins.

Le test est-il payant pour une personne symptomatique (fièvre, toux, maux de tête, courbatures, fatigue inhabituelle, perte brutale de l’odorat, disparition du goût), mais non vaccinée ? Le test est-il payant si le résultat est positif ?

La consultation d’un médecin dans les plus brefs délais est nécessaire. Si celui-ci établit une prescription médicale pour la réalisation d’un test de dépistage, le test sera pris en charge par l’Assurance maladie, sur présentation de l’ordonnance dans les 48 heures.

Sans ordonnance médicale, le test est payant, qu’il soit réalisé en laboratoire ou en officine. Si le test est positif, il ne sera pas remboursé. En revanche, en cas de test antigénique positif, le test RT-PCR effectué dans un second temps pour confirmer l’infection et détecter le variant sera pris en charge par l’Assurance maladie.

Le test est-il payant si le schéma vaccinal n’est pas complet ?

Oui, le test est payant. Pour bénéficier du remboursement, il faut présenter une preuve d’un schéma vaccinal complet.

Pour rappel, le schéma vaccinal est considéré comme complet :
- 7 jours après la 2e injection pour les vaccins à double injection (Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca) ;
- 28 jours après l’injection pour les vaccins avec une seule injection (Janssen) ;
- 7 jours après l’injection pour les vaccins chez les personnes ayant eu un antécédent de Covid-19 (1 seule injection).

Qui est habilité à effectuer une prescription médicale pour des tests antigéniques ?

Les médecins et les sages-femmes (aux femmes enceintes et à leur entourage proche) peuvent effectuer une prescription médicale dans ce cadre. Cette dernière est valable 48 heures et n’est pas renouvelable.

Sans présentation d’un justificatif de prise en charge, quel est le coût d’un test ?

Les prix à régler par les personnes ne bénéficiant pas d’une prise en charge sont identiques à ceux actuellement pris en charge par l’Assurance maladie. Ils varient en fonction du type de test (test RT-PCR, antigénique ou autotest réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé), du professionnel qui les réalise, du jour et du lieu où ils sont effectués (semaine/dimanche, domicile/cabinet, métropole ou outre-mer etc.).

Ainsi :
- Pour les tests RT-PCR réalisés sur prélèvement nasopharyngé par des laboratoires de biologie médicale, le tarif de référence est de 43,89 euros.
- Pour les tests antigéniques (TAG), le tableau ci-dessous présente les différents cas de figure :


- Pour les autotests supervisés (réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé), le tarif de référence est de 12,90 euros.

Une femme enceinte non vaccinée devra-t-elle payer ses tests pour les rdv de suivi de grossesse ?

Le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) indiquent dans leurs avis respectifs des 21 et 22 juillet qu’il n’y a pas de contre-indications spécifiques à la vaccination pour les femmes enceintes, y compris pendant le premier trimestre de la grossesse. De ce fait, les femmes enceintes peuvent se faire vacciner dès le début de la grossesse, ce qui ne justifie pas une prise en charge de leurs tests. Toutefois, les sages-femmes, si elles l’estiment nécessaire, peuvent prescrire un test de dépistage antigénique ou RT-PCR aux femmes enceintes et à leur entourage proche.

L’évolution de la prise en charge des tests s’applique-t-elle en Outre-mer ?

Afin de tenir compte des spécificités de certains territoires d’outre-mer, notamment en matière de situation sanitaire et d’offre de soin, l’application de la fin de la gratuité des tests est adaptée.

En Guyane, en Martinique et en Guadeloupe, la fin de la gratuité des tests interviendra à la fin de l’état d’urgence sanitaire.

À Mayotte, le dispositif de fin de remboursement des tests ne s’applique pas pour le moment, du fait de la fragilité du système de dépistage local.

Est-il possible de se faire rembourser un test RT-PCR réalisé à l’étranger ?

La prise en charge d’un test de dépistage (test RT-PCR ou par détection antigénique) réalisé à l’étranger dépend du pays dans lequel il est effectué.

Plus d’informations sur le site ameli.fr.

Comment sont pris en charge les tests sérologiques ?

Les tests sérologiques effectués par dans les laboratoires de biologie médicale sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sur prescription médicale, dans les cas suivants :
- En complément de diagnostic pour confirmer le fait qu’une personne est infectée lorsqu’elle présente des symptômes, mais qu’un premier test PCR s’est révélé négatif ;
- Après la maladie, alors que la personne ne présente plus de symptômes et n’a jamais été testée positive par un test PCR, pour confirmer qu’elle a bien été infectée par le virus et permettre ainsi par exemple d’éviter d’éventuelles complications ultérieures ;
- Pour les personnels de santé ou qui exercent en structure médicale ou médico-sociale, en raison de leur exposition particulière au virus et compte tenu du fait qu’ils interviennent régulièrement au contact de personnes fragiles ;
- Pour les personnes vaccinées et sévèrement immunodéprimées (en post vaccinal).

Concernant les tests sérologiques rapides (TROD), ils peuvent être réalisés avant la première dose de vaccination, afin de permettre en cas de positivité, la mise en place d’un schéma vaccinal complet monodose. Les TROD sérologiques utilisés dans cette indication sont pris en charge par l’Assurance maladie.

L’évolution de la prise en charge risque d’avoir un impact sur le nombre de tests. Comment l’épidémie et ses variants pourront–ils être bien suivis si le nombre de tests diminue ?

Les paramètres de suivi de l’épidémie continuent à être analysés de manière très attentive. Le nombre de tests a diminué suite à l’entrée en vigueur de la fin de la gratuité dans des proportions proches des hypothèses de travail élaborées par Santé publique France. Le nombre de tests s’est établi autour de 2 à 2,1 millions par semaine, soit un niveau d’activité comparable à celui du mois de juin qui permet de continuer à assurer la surveillance de la circulation du virus.

Le dispositif de séquençage, qui repose sur les enquêtes flash notamment, permet par ailleurs d’assurer la surveillance génomique et d’identifier les variants en circulation. Il s’appuie sur les tests RT-PCR, ce qui explique la nécessité de confirmer son test antigénique positif par un test RT-PCR.


Le "pass sanitaire"

Quels tests permettent l’obtention d’un "pass sanitaire" ?

Les tests RT-PCR, les tests antigéniques et les autotests supervisés sont reconnus comme preuve pour l’obtention d’un "pass sanitaire", dans la limite de leur durée de validité de 24h. Il est à noter que les autotests supervisés ne sont pas reconnus dans le cadre des passages de frontières entre pays, au sein de l’UE notamment.

Les autotests réalisés sans supervision restent accessibles pour un suivi individuel mais ne donnent pas accès au "pass sanitaire". Pour plus d’information sur les autotests, vous pouvez consulter la foire aux questions dédiée.

Où est-il possible de faire un test en vue d’obtenir un "pass sanitaire" ?

Il est possible de se rendre soit :
- chez un professionnel de santé habilité à faire un test de dépistage (pharmacie, laboratoire de biologie médicale par exemple) ;
- dans un point de tests organisé à l’entrée d’un établissement, lieu ou évènement dont l’accès est soumis à la présentation d’une preuve de "pass sanitaire".

Quel que soit le lieu de réalisation ou le professionnel de santé qui réalise le test, celui-ci est payant.
À noter que les autotests supervisés ne peuvent être réalisés que sous la supervision d’un pharmacien en pharmacie d’officine ou dans le cadre de l’accès aux établissements, lieux ou évènements soumis au "pass sanitaire".


Les opérations de dépistage collectif

Quels sont les dépistages possibles en milieu professionnel ?

Les entreprises peuvent réaliser des dépistages :
- Individuels : dès qu’un salarié présente des symptômes, le médecin du travail (ou toute personne autorisée sous sa supervision) pourra réaliser un test antigénique, et si le résultat est positif, remonter les résultats dans SI-DEP, engager directement avec le patient le contact tracing, les démarches pour son arrêt de travail et l’accompagnement à l’isolement dans les meilleurs délais.
- Collectifs : dès qu’une entreprise suspecte un cluster parmi ses salariés, elle doit contacter l’ARS pour que cette dernière organise une opération de dépistage collectif. Le fonctionnement sera le même : pour tout cas positif, le contact tracing est engagé immédiatement et un accompagnement à l’isolement proposé. Ces dépistages pourront être faits en lien avec des laboratoires de biologie médicale (pour les RT-PCR) ou des tests antigéniques.

Les autorités sanitaires ont mis à la disposition des acteurs l’ensemble des ressources nécessaires (guide de déploiement, outils de formation, hotline etc.) pour garantir le bon fonctionnement et une efficacité optimale des opérations de dépistage.

Comment les tests salivaires sont-ils réalisés dans les écoles ?

Ces tests sont organisés de façon aléatoire et répétée, notamment dans les zones où le virus circule fortement. Ils doivent permettre de renforcer la politique de dépistage de la Covid-19 et rompre au plus vite les chaînes de contamination.

Le Gouvernement a fixé l’objectif de tester 600 000 enfants par semaine.

L’accord des familles est-il obligatoire pour réaliser un test salivaire ?

Ces tests sont réalisés sur la base du volontariat des familles. Une autorisation parentale est donc nécessaire.

Les tests sont-ils dangereux pour les enfants ?

Les tests ne présentent aucun danger pour les enfants. Les tests RT-PCR sur prélèvement salivaire sont déployés dans les écoles pour le confort des enfants, car le prélèvement nasopharyngé peut parfois se révéler difficile à réaliser chez les plus jeunes, conformément à l’avis de la HAS du 10 février 2020.

En quoi consiste le dispositif expérimental « dépistage réactif » mis en place en école primaire ?

Porté par le ministère de l’Éducation nationale avec le soutien du ministère des Solidarités et de la Santé, le dispositif expérimental s’appuie sur du dépistage réactif, c’est-à-dire qu’il vise à tester tous les élèves d’une classe, lorsqu’un cas de Covid-19 y est déclaré. Cela permet ensuite d’isoler uniquement les élèves positifs ou ne s’étant pas fait tester, et d’éviter la fermeture systématique des classes en présence d’un cas probable ou confirmé, contrairement à ce que le dispositif actuellement en vigueur prévoit, à savoir la fermeture de la classe pour 7 jours dès le 1er cas positif.

Ce nouveau dispositif est mis en place dans 10 départements (l’Aisne, l’Ariège, la Côte-d’Or, les Landes, la Manche, le Morbihan, la Moselle, le Rhône, le Val-d’Oise et le Var) situés en zone urbaine, rurale ou mixe et ayant des taux d’incidence variés, et ce dans toutes les écoles primaires.

Ainsi, dès qu’un cas est positif, la conduite est la suivante :
- Dépistage par prélèvement salivaire immédiat de l’ensemble des élèves de la classe pour lesquels les parents ont donné leur accord ;
- isolement des cas positifs et des élèves n’ayant pas participé au dépistage (statut virologique « indéterminé ») pour 10 jours ;
- retour en classe des élèves testés négatifs ;
- identification par contact tracing des contacts à risque hors de la classe qui participent au dépistage ;
- rétablissement du port systématique du masque en intérieur et en extérieur pour les élèves de plus de 6 ans dans la classe et recommandation dans les autres classes de l’école. Des mesures complémentaires visant à limiter le brassage des classes et des élèves pourront être prises.

Au bout de sept jours, un second dépistage est proposé à ceux qui étaient négatifs à J0. Si un nouveau cas est identifié au sein de la classe, le protocole se poursuit selon les mêmes modalités avec la réalisation d’un nouveau tour de dépistage la semaine suivante et ce jusqu’à obtention d’un tour de dépistage avec l’ensemble des résultats revenant négatifs.

Ce dispositif expérimental est poursuivi pendant quelques semaines à l’issue des vacances de la Toussaint. Selon son évaluation, une évolution du protocole en vigueur dans les écoles pourra être envisagée.


La fraude

Comment reconnaître une offre de dépistage suspecte ?

Il existe plusieurs types de fraudes ou d’infractions :
- L’absence d’un professionnel de santé sur place, puisque l’acte de dépistage doit être impérativement effectué en présence d’un professionnel de santé ;
- l’absence de déclaration préalable au représentant de l’État de l’opération de dépistage ;
- la conformité des tests utilisés notamment leur inscription sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé www.covid-19.sante.gouv.fr et les modalités de stockage et d’utilisation ;
- la facturation abusive des tests (cf. cas ci-dessous).

Les professionnels de santé sont autorisés à réaliser des opérations de dépistage dans trois situations :
- Sur leur lieu habituel d’exercice, l’Assurance maladie ne prend en charge les tests que dans certains cas (prescription, vaccinés, mineurs, etc.) ;
- Dans le cadre d’opérations de dépistage collectif organisées par les ARS ;
- Sur les lieux ou événements soumis au "pass sanitaire", il n’existe aucune prise en charge, mais les prix facturés sont identiques à ceux actuellement pris en charge par l’Assurance maladie.

Pour rappel, les tests antigéniques et les autotests sur prélèvement salivaire ne sont pas autorisés en France au vu de leurs faibles performances.

Au moindre doute, contactez l’Agence régionale de santé de votre région pour que celle-ci puisse réaliser une inspection.

Que faire en cas de suspicion d’un barnum frauduleux ?

La première chose à faire est d’éviter de vous faire tester à cet endroit, ou de refaire un dépistage si vous vous en apercevez après votre test.

Ensuite, il convient de signaler toute suspicion de fraude ou fraude avérée à l’Agence régionale de santé de votre région, qui peut réaliser ensuite une inspection. Chaque Agence régionale de santé possède un site internet avec une adresse mail de contact.

Quelles conséquences potentielles si le dépistage n’est pas effectué dans le respect des conditions fixées par la réglementation et des bonnes pratiques sanitaires ?

Les fraudes et non conformités ont des conséquences pour le public et peuvent porter préjudice aux personnes venues se faire tester :
- Le prélèvement peut être mal réalisé et blesser la personne ;
- le prélèvement peut conduire à un résultat faussement négatif. La personne pensera donc être négative et risque de contaminer son entourage ;
- les tests utilisés peuvent ne pas être reconnus par les instances de santé ;
- enfin, depuis le 9 septembre, dès lors qu’une fraude est détectée, les preuves de tests sont annulées et les "pass sanitaires" délivrés sont invalidés.

Consultez notre flyer d’information sur la fin de la prise en charge systématique des tests