Réponses à vos questions

Retrouvez-ici des informations générales sur la Covid-19 et les réponses à vos questions basées sur les travaux de recherche scientifique.

L’essentiel des informations en images et en infographies

Se protéger
- Masque : mode d’emploi
- Les gestes barrières
- Pour limiter la transmission du virus

Quelle conduite adopter ?
- Je limite la transmission en adoptant la bonne conduite et en anglais
- Que faire face aux premiers signes ?
- Si j’ai les signes de la Covid-19
- Si j’ai été en contact avec un cas Covid-19 et en anglais
- Si je suis une personne contact d’un cas Covid-19
- Si j’ai des symptômes de la Covid-19, sous format vidéo et en anglais.
- Si mon test Covid-19 est positif
- Test : que faire selon ma situation ?
- Isolement : que faire selon ma situation ?
- Que faire si la maladie s’aggrave ?

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Vous pensez avoir été exposé au coronavirus et vous avez des symptômes ? Vérifiez vos doutes grâce à cet algorithme réalisé par l’Institut Pasteur et l’APHP maladiecoronavirus.fr. Cet algorithme ne remplace pas un avis médical, téléconsultez ou appelez votre médecin.

Qu’est-ce que le coronavirus ?

Les coronavirus sont une famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS-CoV ou le SRAS.

Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau coronavirus, nommé SARS-CoV-2. La maladie provoquée par ce coronavirus a été nommée Covid-19 par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Depuis le 11 mars 2020, l’OMS qualifie la situation mondiale de la Covid-19 de pandémie ; c’est-à-dire que l’épidémie est désormais mondiale.

D’où vient le coronavirus à l’origine de la Covid-19 ?

Les premières personnes à avoir contracté le virus s’étaient rendues au marché de Wuhan dans la province de Hubei, en Chine. La maladie semblerait donc venir d’un animal (zoonose) mais l’origine n’a pas été confirmée.

Quels sont les symptômes de la Covid-19 ?

Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et la toux.

La perte brutale de l’odorat, sans obstruction nasale et disparition totale du goût sont également des symptômes qui ont été observés chez les malades.

Chez les personnes développant des formes plus graves, on retrouve des difficultés respiratoires, pouvant mener jusqu’à une hospitalisation en réanimation et au décès.

Quel est le délai d’incubation de la maladie ?

Le délai d’incubation est la période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes.
Le délai d’incubation de la Covid-19 est de 3 à 5 jours en général, il peut toutefois s’étendre jusqu’à 14 jours. Pendant cette période, le sujet peut être contagieux : il peut être porteur du virus avant l’apparition des symptômes ou à l’apparition de signaux faibles.

Le virus circule-t-il dans l’air ?

Le coronavirus responsable de la Covid-19 se transmet :
-  Par les gouttelettes, qui sont les sécrétions respiratoires qu’on émet quand on tousse, qu’on éternue ou qu’on parle. Le virus est transporté par les gouttelettes qui peuvent atteindre une personne à proximité (jusqu’à 2 mètres) ou chuter et se fixer sur une surface. La majorité des gouttes à la sortie du nez ou de la bouche ont un diamètre moyen entre 10 et 20 μm.
-  Par aérosol en provenance de la bouche ou du nez. Le mot « aérosol » désigne la suspension, dans un milieu gazeux (air, dans la plupart des cas), de particules liquides et/ou solides, encore plus petites que les gouttelettes entre 0,7 μm et 1,25 μm et présentant une vitesse limite de chute négligeable.
-  Par les mains en touchant une surface souillée par les gouttelettes.
L’excrétion respiratoire du virus SARS-CoV-2 est majeure juste avant d’avoir les symptômes et en début de maladie Covid-19, avec une décroissance progressive au cours de l’évolution de la maladie.
Ainsi en l’absence de masque, les gouttelettes les plus grosses vont se déposer par gravité sur les surfaces à proximité immédiate de l’émetteur, tandis que celles de diamètre plus faible et plus légères sont emportées dans le flux d’air qui se mélange à l’air ambiant.

Une transmission aéroportée du virus SARS-CoV-2 doit donc être particulièrement envisagée en espaces clos mal ventilés et dans les regroupements et rassemblements en extérieur.
En effet, dans l’air extérieur, l’effet de dilution est prépondérant et la probabilité qu’un aérosol contenant des virus soit inhalé avec une charge infectante suffisante, est estimée faible en dehors du champ proche, dans un rassemblement par exemple.

La mise en place de mesures visant à limiter l’émission à distance de particules de taille variée susceptibles de contenir du virus par les personnes infectées, la distanciation physique et la protection des voies respiratoires par le port du masque des personnes en contact, sont donc les axes majeurs de prévention du risque de transmission aéroportée du virus SARS-CoV-2.

C’est pour cela qu’il est important de respecter les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale.

Peut-on être au contact d’un malade sans être contaminé ?

Le risque est toujours présent, et plus le contact est long et rapproché, plus le risque de contamination augmente (plus de 15 minutes, à moins de deux mètres). C’est la raison pour laquelle la distanciation sociale et les mesures barrières doivent être appliquées. Il est donc possible de vivre avec un cas Covid-19 à domicile si l’on respecte scrupuleusement les gestes barrières.

Quelle est la différence entre le taux d’incidence et le taux de positivité ?

Le taux d’incidence désigne le nombre de tests PCR positifs pour 100 000 habitants. Il ne montre pas l’évolution de l’épidémie mais l’état de la contamination à un instant T.
Le taux de positivité correspond au nombre de personnes testées positives (RT-PCR et test antigénique) pour la première fois depuis plus de 60 jours, rapporté au nombre total de personnes testées positives ou négatives sur une période donnée et qui n‘ont jamais été testées positives dans les 60 jours précédents.

Combien de temps le virus de la Covid-19 peut-il vivre sur une surface ?

Dans des conditions propices à sa survie, le virus pourrait survivre, sous forme de traces, plusieurs jours sur une surface.
Toutefois, ce n’est pas parce qu’un peu de virus survit que cela est suffisant pour contaminer une personne qui toucherait cette surface. En effet, au bout de quelques heures, la grande majorité du virus meurt et n’est probablement plus contagieux.

Pour rappel, la grande transmissibilité de la Covid-19 n’est pas liée à sa survie sur les surfaces, mais à sa transmission quand on tousse, qu’on éternue, qu’on discute ou par les gouttelettes expulsées et transmises par les mains.
C’est pour cela qu’il est important de respecter les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale.

Les moustiques peuvent-ils transmettre le virus ?

Non il n’existe aucune preuve de transmission du virus à travers les moustiques, ou tout autre animal d’ailleurs. La Covid-19 se transmet entre humains, via les gouttelettes respiratoires.

Peut-on attraper la maladie par l’eau ?

À ce jour, il n’a pas été rapporté de contamination par l’eau. Cette maladie est à transmission interhumaine par la voie des gouttelettes (toux, éternuements, mains souillées par les gouttelettes). La source originelle du virus n’est pas encore identifiée mais semble d’origine animale.

Existe-t-il des risques liés aux animaux domestiques (d’élevages et familiers) ?

Il n’existe aucune preuve que les animaux domestiques jouent un rôle dans la propagation coronavirus Covid-19.
De plus, le passage du coronavirus Covid-19 de l’être humain vers une autre espèce animale semble peu probable.

Quels sont les animaux qui peuvent tomber malade de la Covid-19 et ceux qu’il faut surveiller ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) confirme que, à ce jour, les animaux domestiques et les animaux sauvages ne jouent aucun rôle épidémiologique dans le maintien et la propagation de la Covid-19 en France.
Certaines situations particulières, comme une forte concentration d’animaux réceptifs à la Covid-19 reliée au contexte de forte pression virale, appellent toutefois à la vigilance pour ne pas constituer un réservoir animal favorable à la propagation du virus.

Des espèces animales ont été identifiées comme réceptives et sensibles à la Covid-19 : les chats, les furets, les hamsters, les visons. De même, les tigres, les lions et les pumas en captivité dans les parcs zoologiques se montrent réceptifs et sensibles au virus.
Cependant, il n’existe à ce stade pas de données scientifiques montrant une transmission à la Covid-19 depuis ces animaux vers d’autres espèces.

Existe-t-il des risques liés aux aliments ?

Au vu des informations disponibles, le passage du coronavirus Covid-19 de l’être humain vers une autre espèce animale semble actuellement peu probable, et la possible contamination des denrées alimentaires d’origine animale (DAOA) à partir d’un animal infecté par la Covid-19 est exclue.
Les aliments crus ou peu cuits ne présentent pas de risques de transmission d’infection particuliers, dès lors que les bonnes règles d’hygiène habituelles sont respectées lors de la manipulation et de la préparation des denrées alimentaires.

Comment éliminer mes déchets contaminés par le coronavirus ?

L’élimination des déchets contaminés ou susceptibles d’être contaminés par le Coronavirus (masques, mouchoirs à usage unique et bandeaux pour le nettoyage des surfaces des habitations) chez les personnes malades ou susceptibles d’être infectées incombe aux particuliers.
Pour vous aider, consultez nos recommandations pour la gestion de vos déchets.

Lors de la conférence de presse du Premier ministre du 12 novembre, il a été évoqué les chiffres d’une hospitalisation pour Covid-19 toutes les 30 secondes et d’une entrée en réanimation toutes les trois minutes. D’où viennent ces chiffres ?

L’information officielle sur la progression de l’épidémie en France est consolidée par Santé publique France. L’agence propose un point épidémiologique quotidien, qui comprend les chiffres-clés nationaux.
Elle propose également des données relatives à l’épidémie plus précises sur la plateforme www.data.gouv.fr. Cet outil propose une vision consolidée des données officielles disponibles. Son code source est libre. Il a été développé sous l’impulsion d’Etalab, au sein de la direction interministérielle du numérique.

Qu’est-ce que le « Covid-long » ?

Le « Covid-long » correspond à l’ensemble des manifestations tardives survenant après une infection de la Covid-19, parfois plusieurs mois après la phase aiguë de la maladie.

À ce jour, les symptômes du « Covid-long » et l’impact de la maladie sur la vie des patients sont encore mal connus. Ils font l’objet de projets de recherche et d’une attention particulière de la part du Gouvernement.

Plus d’informations ici.

Quelles sont les spécificités du variant du virus détecté au Royaume-Uni ?

Ce variant du virus est considéré comme plus contagieux que celui que nous connaissons en France, de l’ordre de 40% à 70% selon les études. En près de deux mois, il est devenu le variant majoritaire au Royaume-Uni. Étant plus contagieux, il est responsable d’une aggravation de la situation sanitaire qui a conduit à la mise en place d’un nouveau confinement chez nos voisins. Il provoquerait le même type de symptômes que le variant classique du virus sans davantage de cas graves.

Du fait de sa contagiosité, le nombre de cas symptomatiques et graves sont cependant plus nombreux. Ceci justifie les mesures de prudence et les restrictions appliquées pour les déplacements vers et depuis le Royaume-Uni.

À l’heure actuelle, ce variant circule vite et de façon importante en France comme partout dans le monde. Sa proportion dans les cas positifs augmente de 50 % chaque semaine. Il représente à ce jour 82,8% des infections en France. La stratégie « tester, alerter, protéger » a été renforcée pour freiner sa diffusion.

Qu’en est-il des variants détectés en Afrique du Sud et au Brésil ?

Ces variants sont également plus contagieux que la souche que nous connaissons en France. Nous disposons à ce stade de données scientifiques encore partielles concernant la gravité des symptômes occasionnés. Toutefois, il apparaît qu’ils peuvent occasionner des réinfections chez des personnes ayant déjà contracté la maladie.

Nous savons également que ces variants sont moins sensibles à certains vaccins disponibles.

Ces deux variants circulent encore peu en France métropolitaine (autour de 4,2% des infections), mais jouent un certain rôle dans la vague épidémique qui touche actuellement Mayotte et qui a contraint les autorités à y mettre en place un confinement généralisé.

La diffusion de ces variants n’est pas encore inéluctable, c’est pourquoi tout est mis en œuvre pour la freiner.

Un nouveau variant a-t-il été détecté en Bretagne ?

Oui, un nouveau variant a été détecté dans le cadre d’un cluster au centre hospitalier de Lannion, dans les Côtes d’Armor.

Les premières analyses de ce nouveau variant ne permettent pas de conclure ni à une gravité ni à une transmissibilité accrues par rapport au virus historique. Des investigations approfondies sont en cours, afin de mieux connaître ce variant et son impact. Des expérimentations vont également avoir lieu afin de déterminer comment ce variant réagit à la vaccination et aux anticorps développés lors de précédentes infections.

Pourquoi l’âge moyen des patients en réanimation diminue ?

Cette diminution de l’âge moyen des patients en réanimation s’explique essentiellement par la vaccination active actuellement réalisée auprès des plus âgés, qui les protège de formes graves du virus, mais aussi par une dangerosité intrinsèque du variant britannique du coronavirus, qui se révèle plus contagieux et touche toutes les tranches d’âges de la population, y compris les moins âgées.